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Changement de vie et détachement matériel


J’opère en ce moment un grand changement de vie, tant au niveau professionnel que personnel. Ce grand tournant est la résultante de prises de décisions difficiles, douloureuses, mais qui m’amènent d’ores et déjà vers ma vie souhaitée.


Et parmi toutes ces décisions, mon déménagement dans un co-living tout équipé. J’aborderai ce sujet au sein d’un prochain article. Pour des raisons de place, je suis en ce moment en train de me séparer de la quasi-totalité de mes affaires.


Je vous avoue dans un premier temps, avoir très mal vécu cette étape. J’ai en effet, au fil des années et au travers des voyages, accumulé un nombre important de : cadres, magnets, mugs et… livres. L’idée de devoir me séparer de ces quatre choses semble aux premiers abords ridicule, mais m’a créé des angoisses. Ces objets sont la représentation matérielle de souvenirs, de moments marquants. M’en séparer revenait pour moi à oublier, à enterrer.


Petit à petit, après avoir ressenti angoisses et tristesse, j’ai expérimenté dans ma tête et mon corps une légèreté, une libération. Finalement, me détacher de cet aspect matériel revient à me sentir plus libre, afin d’accueillir tout le positif qui m’attend. Alors j’ai fait un point :


  • Les cadres de voyages : et bien je les garde dans ma tête, en tant qu’images ressources ;


  • Les magnets : j’attirerai à moi les personnes que je dois attirer ;


  • Les mugs : je boirai dans les tasses proposées où l’on m’invitera ;


  • Les livres : j’avoue. C’est le pire pour moi. J’en ai tellement fait une obsession que jusque-là, la seule personne à qui j’étais capable de prêter un livre était ma mère. Et encore, à la limite de lui faire signer une fiche de perception comme à l'armée. Les livres ont toujours été sacrés à mes yeux. Et puis… récemment, j’ai reçu dans une petite enveloppe un livre offert par l’un de mes camarades. Ensuite, l’un de mes futurs co-liver a proposé de mettre en place une bibliothèque participative au sein de la maison. Mes livres, maintenant, j’ai envie de les partager, car ils m’ont beaucoup apporté. Ils m’ont bouleversé. Et puis, j’ai réalisé également que là où j’ai le plus appris, c’est lorsque les personnes m’ont fait le cadeau de m’ouvrir le grand livre de leur intérieur.


Alors après cette mise au clair, j’ai ressenti du dégoût envers moi-même. Comment avais-je pu accumuler autant de choses sans m’en rendre compte ? Je ne suis pas devenue moine. Je ne suis pas arrivée à une vie minimaliste, simple. J’achète encore du matériel. Je ne suis pas parfaite, mais j’ai eu une prise de conscience : je me suis rassurée toutes ces années du mieux que je pouvais.


Pour ma part, cela s’est fait au travers de choses tangibles qui me rassuraient, me faisaient sentir en sécurité, me faisaient croire qu’elles participaient à la construction de mon identité. Je me suis racontée des mensonges. Je réalise que je suis capable de mieux que ce que je possède. Je réalise aussi que ce détachement matériel est concomitant avec l’acceptation et la découverte de ma vulnérabilité : une mise à nue sur deux plans pas si différents. La vérité est qu'à présent je me sens plus libre. Libre de penser et de circuler (oui, bon ok, en ce moment ça se limite à mon salon :)).


Me libérer d’une grande partie de mes objets me permet d’être plus disponible pour accueillir les autres, la vie. C’est de cette façon que j’arriverai à donner le meilleur de moi-même pour accompagner les personnes.


Et vous, quelle relation au matériel avez-vous ?

Avez-vous connu ce détachement matériel ?


Deux fois par mois, je réponds sur le site de L'optimisme.com à vos questions portant sur l’amour en général, les relations amoureuses, le couple, la sexualité. Je vous propose des outils concrets alliant développement personnel, sophrologie et auto-hypnose.

Une question ? Envoyer un mail à : helene@loptimisme.com



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