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Notre colère

Mis à jour : févr. 22



La colère :


« En psychologie, la colère est considérée comme une émotion secondaire, liée à une blessure physique ou psychique, un manque, une frustration. Elle se caractérise généralement par une réaction vive, entraînant des manifestations physiques ou psychologiques de la part de la personne concernée, celle-ci pouvant cependant être contenue, voire dissimulée. »


Wikipédia.


Selon cette définition, peut-on réellement considérer la colère comme une émotion secondaire ? La colère ne pourrait-elle pas être envisagée comme une émotion à part entière que l’on doit accueillir et accepter ?


1. Pourquoi sommes-nous en colère ?

· Parce que nous sommes blessé.es, nous avons mal


Notre colère trouve son origine au sein de nos blessures : celles de l’enfance mais aussi celles de toute une vie. Ces blessures non comprises, non cicatrisées créent une incompréhension, un sentiment d’injustice qui nous suivent en arrière-plan dans notre inconscient et se manifestent en une émotion : la colère. Cette colère peut être imprévisible, incontrôlable et soudaine, souvent regrettée.

· Parce que nous avons un manque


Cette colère peut également refléter un sentiment de profonde solitude. Elle vient remplir, combler un manque, une absence. Elle vient aussi justifier les raisons de ce manque.

· Parce que nous avons peur


La colère n’est finalement que le miroir de nos peurs. Elle nous renvoie ce que nous évitons, ce que nous ne souhaitons pas voir en nous. Elle est comme un moyen de fuir, de faire face à l’évidence.

2. Nos colères

· Celle qui nous aveugle


La colère peut parfois nous amener à nous comparer aux autres. Elle nous aveugle en nous sortant de notre vie, de nos objectifs. Elle nous décentre de nous-même, de nos projets, de nos convictions. Elle nous délie de l’essentiel : nous.

· Celle qui nous freine


Elle nous oriente vers des aspects que l’on considère comme négatifs et, par conséquent, nous fait dépenser une énergie folle dans ce négatif. Cette énergie si précieuse qui pourrait être mise à profit de notre vie.

· Celle qui nous détruit


Celle qui nous détruit en nous éloignant de nous-même, mais aussi des autres. En véhiculant de la haine, les autres personnes le ressentent. La colère ne nous rend pas plus fort, elle nous rend plus seul.

3. Comment transformer notre colère ?

· En la comprenant


En identifiant l’origine et les façons dont elle se manifeste. Depuis quand suis-je comme cela ? A quel(s) moment(s) je me mets en colère ? De quelle(s) façon(s) ? Qu’est-ce que je ressens dans ma tête et mon corps quand je suis en colère ?

· En reprogrammant son cerveau


Au sein de son ouvrage « Apprivoiser le changement avec l’auto-hypnose », Kévin Finel nous offre son analyse du fonctionnement de notre inconscient, qu’il aborde sous le prisme d’une programmation en perpétuelle évolution et d’un allié de notre vie.


L’auteur nous présente des outils concrets, afin d’entamer un véritable dialogue avec notre inconscient. Il aborde les bienfaits de ce dialogue, de cette reprogrammation dans l’optique d’envisager notre quotidien sous un autre angle. Il souligne l’importance de rééduquer notre perception, afin de réapprendre nos réactions.


L’idée avec la colère serait, une fois son origine et son fonctionnement identifiés, de dialoguer avec elle comme s’il s’agissait d’une personne. Cela peut aussi bien se faire en silence, à l’écrit sur une feuille ou un carnet ou à l’oral. Ce dialogue consisterait à formuler une intention, comme par exemple : « je souhaite transformer ma colère en une énergie créative ». Le cerveau n’assimilant pas les négations, cette intention doit être claire, affirmative, positive et répétée à un moment opportun de la journée. La répétition fixe la notion et créé le changement : c’est le principe de l’auto-suggestion.

· En la transformant


Transformer sa colère en énergie positive, en force par le biais d’un outil : la sophrologie. La sophrologie est une méthode psychocorporelle qui s’appuie sur des exercices alliant relâchement musculaire, visualisation positive et respiration. Cette méthode a pour but de retrouver un bien-être au quotidien et de développer son potentiel.


Un exercice que propose cet outil consiste à visualiser en face de nous l’objet de notre colère ou notre colère en elle-même.


Enchainement à répéter 3 fois :


- Lever le bras gauche à l’horizontale, le bras et la main tendus.

- Ramener le poing droit à hauteur de l’épaule droite, le coude en arrière en inspirant par le nez.

- Bloquer la respiration quelques instants.

- Lancer le poing droit vers l’avant en soufflant fortement par la bouche.

- Relâcher les bras le long du corps, les mains ouvertes.


Refaire 3 fois l’enchaînement en inversant les bras. Pour ce deuxième enchaînement, visualiser un objectif ou une émotion qui pourrait se substituer à notre colère.


D’autres outils tels que l’hypnothérapie peuvent également aider à accepter et gérer sa colère.

La colère est trop souvent décriée. Elle fait pourtant partie de chacun d’entre nous, de notre part d’ombre. Elle fait partie de notre vulnérabilité. Elle nous fait grandir. Ni bonne, ni mauvaise, elle doit simplement être écoutée, apprivoisée et comprise, afin d’être mieux appréhendée.

« La colère émane d'un esprit grossier qui doit être adouci par l'amour ».

Compassion - Dalaï Lama.

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