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Notre jugement

Mis à jour : févr. 22


Juger :

« Evaluer la valeur de quelqu’un, de quelque chose selon certains critères afin de les classer, de décider à leur sujet. Porter sur quelqu’un, quelque chose un jugement de valeur. Penser, estimer, avoir tel avis sur quelque chose, un jugement de valeur. Se déterminer, prendre position sur quelque chose ».

Larousse.

1. Pourquoi nous jugeons ?

· Parce que c’est inévitable


Notre jugement est la résultante des limites qu’on s’impose, de nos croyances limitantes, de notre éducation, des normes émanant de notre société, de nos peurs… Un joyeux mix. Quand ce ne sont pas nos blessures qui prennent le dessus, c’est notre prisme à travers lequel nous entrevoyons notre réalité qui prend le relais.

4 minutes, c’est le temps moyen qu’il faut à notre cerveau pour se faire une opinion lorsqu’on rencontre quelqu’un.





· Parce que nous en éprouvons le besoin


… Irrépressible. Juger nous permet de remplir un vide en nous, dans notre vie, un manque. Juger nous permet de nous intégrer, de nous fondre dans la masse, de ne pas faire de vagues, d’adhérer, de suivre le mouvement. En somme, de ne pas se mettre en danger, de ne pas se distinguer, de ne pas se détacher, de ne pas prendre de la hauteur.

Au final, de prendre le chemin de la facilité, de s’économiser la peine de penser, de réfléchir. De ne pas être soi.


· Parce que nous souffrons


… Et que nous nous sentons terriblement seul.

2. Les jugements

· Le jugement miroir


Celui qui nous renvoie à nos peurs, nos blessures les plus profondes. Celui qui nous montre que la personne que nous jugeons, nous renvoie en fait, à un aspect chez nous qui nous gêne, à un manque, à un vide que l’on comble par la haine.





· Le jugement qui (nous) détruit


Celui qui blesse la personne à laquelle il est destiné, mais qui nous blesse davantage, car il nous fait régresser. Celui qui nous ramène à tout ce qu’on nous inculque de manichéen depuis tant d’années : noir / blanc, bien / mal, gentil / méchant… Pas de subtilité, pas d’entre deux, pas de compromis, pas de différences sublimées. Celui qui va nous tuer.


· Le jugement qui nous perd


Celui qui nous éloigne de notre vie, de nos objectifs, de notre essence. Celui qui nous fait perdre de l’énergie qui pourrait être mise à profit de choses et d’actions bien plus positives. Celui qui nous voile la vue, celui qui brouille tout en noir.

3. Comment mettre de côté notre jugement ?

Il faut donc relativiser. Le jugement est ancré en nous, mais nous pouvons passer au-delà.


· En prenant conscience de son existence


… Dans notre quotidien. Un.e nouvel.le arrivant.e au travail ? Comment s’est présenté mon jugement ? Dès son arrivée ? En commençant à discuter avec il / elle ?


· En le démantelant


Notre cerveau a la fâcheuse tendance à comparer en jugeant. Quelles ont été mes premières pensées face à cette personne ? Négatives ? Positives ? Cette personne me rappelle-t-elle quelque chose en moi ? Après plusieurs jours, mon jugement est-il le même ? Si c’est le cas, ne vaut-il pas la peine d’aller creuser un peu en discutant autour d’un café avec cette personne ?

Nous jugeons tous, c’est indéniable, inévitable. Le fait d’en prendre conscience est déjà un immense pas, qui peut nous amener, petit à petit, vers plus de tolérance, plus de sérénité.

« Je n'aime pas être dans le jugement. J'ai choisi la gentillesse il y a déjà très, très longtemps quitte à passer un peu pour une conne, pour une naïve. Je m'en fous. La gentillesse est une éthique, ça demande beaucoup de rigueur. C'est un espoir pour le monde ».


Agnès Soral, actrice.

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