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Prendre soin de mon mental

Mis à jour : févr. 22



Définitions « mental » :


« Relatif aux fonctions intellectuelles, au psychisme. Qui se passe exclusivement dans l'esprit, intérieurement, sans s'exprimer ou se manifester extérieurement ».

Petit Larousse en ligne.

« Relatif aux pensées en arborescence qui nous pourrissent bien la vie, qui nous empêchent d’être dans l’instant présent, d’être fondamentalement nous ».

Moi.

1. Pourquoi prendre soin de mon mental ?


« J’aurais dû dire non de suite ! », « Pourquoi je me suis laissée faire ? J’aurais dû l’envoyer bouler ! », « Demain, il me reste à faire ci, ça et encore ça… », « Je suis vraiment une buseeeee incapable ! ». Vous connaissez tout cela pas vrai ? Je dirais qu’il s’agit d’un beau mix qui regroupe : croyances limitantes, pensées parasites, auto flagellation, idées anxiogènes et j’en passe. Tout ce joyeux monde qui se bouscule dans notre mental et s’invite à une grosse fiesta de jour comme de nuit, digne du festival des Vieilles charrues.



Il devient nécessaire de l’alléger afin de laisser davantage place à l’imprévu, à notre intuition, à l’acceptation. Il ne s’agit pas de supprimer notre mental (impossible !), mais de faire de la place dans notre tête, afin d’accueillir la vie telle qu’elle est, d’analyser les évènements de notre parcours avec plus de recul et de bienveillance.

2. Comment prendre soin de mon mental ?

· Apprendre à dire NON


Collègue relou(e) : « On va boire un verre après le boulot ? Allez, juste un…Fais un effort… ».


Mental : « Je suis crevé(e). Je n’en ai absolument pas envie, mais je vais le faire pour lui faire plaisir ».







Résister aux injonctions extérieures, c’est bien de cela dont il s’agit. Notre corps nous dit qu’il est fatigué. Notre mental nous dit que si je dis NON, on va moins m’aimer. Si on m’aime moins, je vais finir seul(e). Si je finie seul(e), je vais mourir seul(e), devant un film de noël (et oui, encore), mangé(e) par mes chats. Apprendre à dire non sans se justifier, est un long cheminement qui ne se fait pas en 5 minutes. En général, les peurs profondes de la solitude et de décevoir sont sous-jacentes. Un travail sur l’estime de soi peut aider à reprendre petit à petit confiance et assumer ses réelles envies.


Outil :

L’article « prendre conscience de mes supers pouvoirs », aborde trois exercices concrets qui permettent de transformer ses faiblesses en forces.

· Recentrer notre attention sur le positif


Mental : "Celle-là, elle/il est non seulement super bien gaulé(e) et pas bête en plus. Comment peut-on avoir les deux ? C’est injuste. Oui, c’est vrai, je la/le déteste".


A être constamment dans le jugement de l’autre, nous dépensons une énergie folle dans la critique. Cette même énergie pourrait être mise à profit pour améliorer les différents aspects de notre propre vie. Plutôt que de focaliser notre attention sur des facteurs extérieurs, occupons-nous de NOUS.


Chacun est différent, nous n’avons pas la même histoire, pas les mêmes besoins, les mêmes envies, nous n’avons pas toutes/tous les mêmes capacités, les mêmes particularités. Lorsque nous commençons par comprendre que nous sommes toutes/tous différent(e)s et donc uniques, nous devenons plus ouvert(e) et moins sensibles aux caractéristiques qui divergent de nous.


Outil :

L’exercice du journal du positif, est un premier pas. Le but est de réorienter notre attention uniquement sur les domaines qui nous intéressent et qui nous font du bien. Chaque soir, noter dans un carnet ou sur votre téléphone, 3 petits bonheurs de la journée : prendre un café avec une/un collègue (pas la/le reloue), lire un livre… Le cerveau s’éduque et va se forcer à mettre de côté notre instinct de survie, qui fait en sorte que nous envisageons les pires scénarii apocalyptiques.


· Arrêter de résister


Mental : « Bon, je me suis levé(e) plus tard que prévu, j’ai fait la moitié de ce que je devais faire aujourd’hui. Il me reste à faire ci, ça et encore ça… HELP ! ».





Essayons de lâcher prise. Facile à dire ! En d’autres termes, cela implique d’accepter sa limite d’action et d’agir sur des choses qui sont à notre portée. Avoir confiance en la vie, être dans l’accueil, passer de la résistance à l’acceptation.


Outil :

Pour nous aider à relativiser, toujours dans son carnet ou autres, dresser trois colonnes. Dans la première, notons les situations pour lesquelles nous souhaitons lâcher prise, dans la deuxième, identifions les aspects pour lesquels je ne peux avoir aucune action, dans la troisième, imaginons des leviers possibles à ma portée.



Ce qu’il faut retenir :


De la même façon que nous ne sommes pas nos émotions, nous les ressentons, nous ne sommes pas notre mental. Le mental est un muscle qu’il faut éduquer. Il s’agite lorsque nous avons ce besoin irrépressible d’exister. Vivre indépendamment de ce mental est un long travail, un cheminement, mais qui peut être amorcé maintenant.

« Donne-moi le courage de changer les choses que je peux changer, la sérénité d’accepter celles que je ne peux pas changer, et la sagesse de distinguer entre les deux ».


Marc Aurèle.

See you soon soldiers!



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