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Reconversion et spiritualité



Peu de personnes osent aborder la spiritualité comme sujet de conversation. C’est une thématique délicate qui fait l’objet de divers points de vue et approches. Un sujet que l’on évoque à voix basse : on a peur de ne pas être pris.e au sérieux et d’être décrédibilisé.e, de ternir son image, de perdre des client.es.


Pourtant, les entrepreuneur.ses reconverti.es avec qui j’ai discuté, s’intéressent pour la plupart de près à la spiritualité et lui ont même fait une place en tant qu’outil dans la conduite de leurs projets : management, prises de décision… Il suffit de creuser un peu la discussion pour que la parole se libère, que tout le monde se sentent plus à l’aise et que l’engouement parvienne. On découvre alors que le contexte actuel a permis à beaucoup d’entre nous de nous poser de véritables questions et de revoir la palette de couleurs de notre vie sous un autre angle.


Trop souvent assimilée à l’image des sectes, des personnes marginales, la spiritualité est en fait de plus en plus intégrée à nos modes de vie et façons de penser, sans que nous nous en rendions compte.


1. Qu’est-ce que la spiritualité ?


Selon le dictionnaire Larousse, la spiritualité est :


« La qualité de ce qui est esprit, de ce qui est dégagé de toute matérialité ».


Selon linternaute.fr :


« Caractère de ce qui relève de l'esprit ».


En poussant un peu plus les recherches, le terme « spiritualité » a différentes significations selon le contexte et l’usage :


· Religion

En Occident, la spiritualité est rattachée à l'être humain en relation avec des êtres supérieurs : dieux, démons et le salut de l'âme.


· Philosophie

Met en opposition la matière et l'esprit, l'intériorité et l'extériorité. Par conséquent, est compris comme spirituel tout ce qui se rattache à la nature de l'esprit.


· Sens

La quête de sens, d'espoir ou de libération et les démarches qui s'y rattachent : reconversion, changement de vie... Elle peut également, et plus récemment, se comprendre comme dissociée de la religion ou de la foi en un Dieu, jusqu'à évoquer une « spiritualité sans religion » ou une « spiritualité sans dieu ».


La spiritualité revêt dès lors différentes facettes. Les points communs qui peuvent être dégagés sont :

L’immatériel, l’esprit, l’intériorité.

2. Comment certaines personnes intègrent la spiritualité à leur projet de reconversion ?


· Les valeurs

Déjà évoqué dans l’un de mes articles, « Les valeurs sont ces choses, ces concepts, ces idées qui nous touchent profondément et pour lesquels une justification de leur existence ne trouverait pas sa place dans notre esprit ».


De manière consciente ou inconsciente, toute personne ayant décidé de se reconvertir s’est posée dans un premier temps les questions suivantes : Qu’est-ce qui me motive au quotidien ? Qu’est-ce qui me donne de l’énergie ? Qu’est-ce qui me fait oublier le temps ? Qu’est-ce qui me fait vibrer ?


La réflexion autour de nos valeurs se rattache aisément à la spiritualité, dans le sens où elle nous force à une certaine intériorité : faire le calme pour s’écouter, s’écouter pour apprendre à se connaître, apprendre à se connaître pour avancer vers ce qui nous correspond.


· La prise de décision

La prise de décision mobilise à la fois le mental, l’émotionnel et, pour certains.nes l’intuition. Cette sensation, ce ressenti difficilement explicable par des mots, mais qui peut se ressentir dans le corps : gorge qui se serre, cœur qui palpite… Au-delà de tout projet de reconversion, beaucoup d’entre nous font appel à leur intuition dans leur vie quotidienne. Qu’elle puisse s’expliquer à la fois de manière scientifique et/ou spirituelle, l’intuition est un formidable outil de prise de décision.


· Le management

La spiritualité peut amener vers un cheminement de connaissance de soi, qui peut lui-même amener à augmenter, voire développer son intelligence émotionnelle. On se sent plus alerte et plus ouvert aux autres, plus attentif à leurs ressentis et à leurs émotions. On parle beaucoup de management bienveillant, mais finalement, pour manager de manière bienveillante, ne faut-il pas avoir au préalable effectuer un travail sur soi ? Se connaître, est un premier pas vers l’ouverture aux autres.


On peut être à la fois cartésien et spirituel.le (perché.e dans le langage courant). Ce n’est pas incompatible.
Tout ne peut pas s’expliquer.

Dans un monde en basculement, peut-on encore parler de spiritualité à voix basse ?

Et vous, avez-vous intégré la spiritualité dans votre travail ?


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