Rechercher
  • LN

S'aimer

« Je ne suis pas fait pour être aimé, je suis fait pour être moi ».

Frédéric Duclot.





A L..


En chacun de nous, subsistent ces blessures, ces peurs, ces incertitudes qui font de nous une personne à part entière, une personne unique, un tout parmi le TOUT. Tout comme nos forces, ces fêlures nous définissent, elles nous habitent. On aimerait les oublier, les supprimer, les anéantir, car elles nous empêchent, parfois, de nous accepter tel que l’on est. Elles nous renvoient en pleine face le fait que NON, nous ne sommes pas cette personne forte, infaillible, indestructible. Nous sommes aussi cette personne vulnérable, pleine de sensibilité, pleine d’un tout qui nous relie TOUS.


1. S’aimer pour (se) comprendre


S’aimer pour comprendre qui l’on est, ce qui nous définit réellement de l’intérieur : nos valeurs, nos craintes, nos envies, nos rêves, nos espoirs… Comprendre qui l’on est pour mieux s’accepter, mieux appréhender nos réactions face à certaines situations, prendre du recul, de la hauteur. Une fois que l’on comprend qui l’on est, on commence également à mieux comprendre ce qui nous entoure : les personnes, notre environnement, les interactions qui se jouent dans notre quotidien et la partition à laquelle nous faisons tous partis.


Comment commencer ?


On trace trois colonnes, dans la première, listons nos espoirs. Il peut s’agir de projets à court, moyen ou long terme, d’envies toutes simples. Dans la seconde, listons les peurs associées à ces espoirs. Enfin, dans la troisième, trouvons un seul terme qui pourrait mettre KO chacune de ces peurs : cela peut-être une de nos forces, une de nos qualités, le nom d’une personne qui nous soutient dans cet espoir…


2. S’aimer pour vivre


S’aimer pour tout simplement arrêter de se détester, de s’auto flageller. En ayant une mauvaise estime de soi, on est prudent, réfléchi, patient, on se conforme au cadre. Revaloriser son estime permet une prise de décisions plus facile, de se dégager de normes dictées par notre environnement, de réaliser ses propres choix. On est plus novateur, aventureux, créatif, mobile. On apprend à désapprendre, on est soi. Être soi est un défi, un combat, mais être soi, c’est ressentir, c’est vivre.


Comment commencer ?


On demande à trois de nos proches (famille, ami(e)s…) de nous définir en trois qualités. On écrit toutes ces qualités sur une feuille et on affiche cette feuille dans une pièce dans laquelle on se sent bien (cuisine, salle de bain…). Visualiser ces compliments, c’est commencer par les intégrer, y croire et finir par croire en soi, pour ensuite s’en détacher petit à petit.


3. S’aimer pour aimer


En choisissant de s’aimer, on fait non seulement le choix de regarder nos souffrances, mais aussi de les accueillir sans jugement négatif de notre part, avec bienveillance. C’est aussi à long terme, faire le choix de voir la beauté des autres, de ne plus s’arrêter à la surface, mais de creuser et de comprendre que nous sommes tous différents, parfaitement imparfaits et nous avons tous, au plus profond de nous, des blessures qui nous rendent beaux.


Comment commencer ?


En écrivant une lettre à l’enfant, à l’adolescent que l’on a été. Cette lettre pourrait revêtir quatre volets : les épreuves vécues, les joies ressenties, le pardon et la gratitude.


Le pardon, dans le sens où, nos comportements présents sont conditionnés en parti par notre vécu, notre passé. De manière rétrospective, il est tout à fait normal de se rendre compte que face à certaines situations, nous aurions dû réagir autrement. Se pardonner, avec ce regard sur notre passé, est un pas immense qui vaut la peine d’être posé par des mots.


La gratitude, dans le sens où, bien que nous n’en sommes pas toujours conscients, notre vie est jalonnée de ces personnes, rencontres, furtives ou éternelles, qui nous aiguillent, nous orientent, nous ouvrent les yeux. Quelques lignes pour les remercier n’en est que bénéfique dans ce fastidieux chemin pour apprendre à s’aimer.


Il n’y a pas de fatalité, il y a des choix. En choisissant de s’aimer, on choisit de changer sa vision du cours de notre vie, des personnes qui nous entourent et de sa propre place au sein de ce monde. On peut évoluer.


Evoluer, ce n’est pas changer son moi profond ni renoncer à ce que l’on est, c’est s’offrir une part de liberté que l’on n’a jamais ressenti auparavant.

53 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout